Le logement
On examine d’abord le logement lui-même : sa structure et sa toiture, l’humidité, les réseaux et les équipements, le confort, les surfaces réelles et les travaux déjà réalisés.
Une maison ou un appartement s’achète avec son état technique, ses charges, ses travaux prévisibles et ses documents. Pilote ton chantier vous aide à constituer le dossier du bien que vous analysez.
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Une étape terminée ouvre la suivante. Vous pouvez néanmoins revenir sur une étape précédente à tout moment.
Les diagnostics signalent certains risques ; ils ne remplacent ni une visite technique, ni l’analyse des documents de copropriété, ni le chiffrage des travaux.
On examine d’abord le logement lui-même : sa structure et sa toiture, l’humidité, les réseaux et les équipements, le confort, les surfaces réelles et les travaux déjà réalisés.
Si le bien dépend d’une copropriété ou d’un lotissement, on regarde les charges, les travaux votés, les impayés, les règles communes et les procédures en cours.
Au moment de s’engager, on vérifie le prix complet, le financement, les conditions suspensives, le calendrier et les documents remis, avant une dernière visite précédant l’acte.
Choisissez l’organisation des travaux puis la phase concernée.
Concentrez-vous sur les diagnostics, l’historique, les charges, les autorisations antérieures et les équipements. L’avis d’un expert supplémentaire reste facultatif, si vous le souhaitez.
Vous définissez le besoin, comparez les devis, vérifiez les assurances et coordonnez les interfaces. Aucun artisan ne couvre automatiquement les prestations des autres.
Vérifiez l’étendue écrite de la mission : diagnostic, conception, consultation, suivi et réception ne sont pas automatiquement tous compris.
Vous devez identifier les règles applicables, les limites de votre compétence, les contrôles utiles et les preuves à conserver pour l’assurance et la revente.
Le vendeur constitue le DDT avec les diagnostics exigibles.
Il adapte les clauses et sécurise la vente.
Ils rassemblent les documents réglementaires et financiers.
Avis ciblé, facultatif si vous le souhaitez, avant engagement ou travaux.
Le contrat doit préciser les phases réellement confiées.
Ils établissent les devis et exécutent leur périmètre contractuel.
Classez ici les annonces, les plans et les premières estimations des biens que vous repérez, au fil de vos recherches.
Commencez par le quartier : le bruit, les accès et le voisinage se jugent en revenant sur place à plusieurs heures et différents jours.
L’enveloppe, c’est le clos et le couvert : la toiture, les façades et leurs fissures, les menuiseries et l’humidité annoncent les dépenses les plus lourdes.
À l’intérieur, on juge l’état réel des installations — électricité, plomberie, ventilation — et des sols, bien plus que la décoration.
Réclamez et lisez les documents — diagnostics, factures, autorisations, charges — car ils racontent l’histoire du bien mieux que la visite.
Le détail, poste par poste — ce qu'on regarde, ce qu'on demande, et le signal qui doit alerter.
À regarder : bruit et nuisances (route, voie ferrée, école, bar, industrie) — revenez à des heures différentes, en semaine et le week-end ; exposition et lumière pièce par pièce ; vis-à-vis ; stationnement ; état et entretien de la rue.
À demander : les projets d'urbanisme et constructions à venir à proximité (mairie, PLU), les servitudes (passage, réseaux), les nuisances connues du voisinage.
À vérifier soi-même : les risques du terrain sur Géorisques (inondation, retrait-gonflement des argiles, sismicité, cyclone et submersion en Outre-mer, radon, sites pollués) et le plan de prévention des risques naturels (PPRN), notamment le PPRI lorsqu’il traite l’inondation.
Sur la toiture et la charpente, repérez les tuiles ou ardoises déplacées, la mousse, l'état du faîtage, des solins et des gouttières, et les traces d'eau en sous-face des combles ; un bois de charpente humide ou percé de galeries peut trahir des insectes, voire des termites en zone concernée.
En façade, l'enduit, les traces d'humidité et les désordres autour des ouvertures se lisent avec les fissures (voir « Comprendre une fissure » plus bas). Regardez aussi les menuiseries : simple ou double vitrage, étanchéité des joints, bon fonctionnement des ouvrants, et une condensation entre les vitres qui signale un double vitrage hors service.
L'humidité — auréoles, cloques de peinture, salpêtre, odeur de moisi, remontées en bas de murs — donne lieu à des traitements parfois lourds et pèse sur la santé. Vérifiez enfin que l'eau s'évacue bien : la pente du terrain doit l'éloigner de la maison, avec drainage et regards en état.
Côté électricité, ouvrez le tableau (présence d'un différentiel, mise à la terre) et regardez l'état des prises et des fils apparents : une installation de plus de quinze ans fait l'objet d'un diagnostic, et sa remise aux normes peut coûter cher. Pour la plomberie et l'eau chaude, testez la pression et l'écoulement, cherchez les traces sous les éviers, notez l'âge du chauffe-eau et la présence éventuelle de vieilles canalisations en plomb.
Les sols se contrôlent en tapant le carrelage — un son creux peut signaler un défaut d’adhérence —, en repérant les carreaux fissurés et en vérifiant la planéité. Une fissure n’indique pas, à elle seule, sa cause ni l’étendue des travaux nécessaires : localisez d’abord l’origine de l’eau ou du mouvement (voir plus bas). Vérifiez enfin la ventilation (VMC, entrées d'air, moisissures dans les angles) et le confort thermique : isolation, DPE et orientation, en demandant des factures d'énergie réelles.
Demandez le dossier de diagnostic technique (DDT). Obligatoire selon le bien L’article L.271-4 du CCH impose au vendeur de joindre à la promesse les diagnostics exigibles, mais leur liste dépend du bien : le plomb concerne notamment les logements construits avant 1949 ; l’amiante, ceux dont le permis de construire est antérieur à juillet 1997 ; l’électricité et le gaz, les installations de plus de quinze ans ; les termites, les zones concernées. L’état des risques dépend également de la localisation. Réclamez ensuite les factures et garanties des travaux réalisés et les autorisations d'urbanisme correspondantes : une extension, une véranda ou des combles aménagés ont-ils bien été déclarés ? Réunissez enfin la taxe foncière, le montant des charges et les consommations d'énergie. En copropriété, distinguez les documents remis avant la promesse de l’état daté demandé avant l’acte.
Toutes les fissures ne se valent pas. Ce qui compte, c'est la largeur, la forme, l'emplacement et surtout l'évolution dans le temps.
Les microfissures fines et superficielles — faïençage de l'enduit ou de la peinture, retrait du plâtre — sont souvent bénignes : très fines, de l'ordre du dixième de millimètre et stables, elles se surveillent sans s'alarmer.
À l'inverse, une fissure doit être examinée de près lorsqu'elle dessine un escalier le long des joints de parpaings ou de briques, lorsqu'elle traverse le mur, dépasse environ deux millimètres, s'ouvre aux angles des fenêtres et des portes, ou lorsqu'elle évolue dans le temps. Elle peut alors trahir un mouvement de structure — tassement de fondation, retrait-gonflement des argiles (sécheresse puis réhydratation), défaut de drainage —, ce qui suppose une expertise, voire une reprise en sous-œuvre coûteuse. Une fissure horizontale en bas de mur, elle, évoque plutôt l'humidité ou une poussée, et mérite aussi d'être investiguée.
Le cas du carrelage fissuré. Conseil PTC Le carrelage et ses joints ne constituent pas, à eux seuls, un système d’étanchéité. Une infiltration peut venir d’une canalisation, d’un point singulier mal traité, d’un système sous carrelage absent ou défaillant, d’une fissure du support ou d’une arrivée d’eau située ailleurs. Avant de démolir, faites localiser la source, vérifiez les réseaux et identifiez le complexe de sol. Ce diagnostic permet de comparer une réparation localisée, une reprise d’étanchéité sous carrelage ou une réfection complète, et de n’ouvrir que ce qui doit réellement l’être.
Le bon réflexe : mesurer et photographier avec la date, noter l'emplacement, demander depuis quand la fissure est là et si elle bouge, poser un témoin (jauge ou plâtre) si vous pouvez revenir, et faire expertiser en cas de doute. Recoupez avec l'exposition du terrain au retrait-gonflement des argiles sur Géorisques.
Classez les photos, l’annonce, les diagnostics, les plans et vos notes du bien en cours. La comparaison de plusieurs biens dans des dossiers séparés est en cours d’intégration ; en attendant, exportez le dossier avant de passer à un autre bien.
À remettre avant la promesse Lisez notamment les procès-verbaux des trois dernières assemblées générales : ils révèlent les travaux déjà votés et les projets encore en discussion.
Examinez la santé financière de la copropriété : le montant des charges, le fonds travaux, les impayés et les dettes qui pourraient retomber sur vous.
Demandez la fiche synthétique, le carnet d’entretien, le règlement de copropriété et, s’il existe, le diagnostic technique global (DTG).
Cette étape vient après l’avant-contrat : elle vérifie que les conditions prévues sont réalisées et que le bien remis correspond toujours à celui que vous avez accepté.
Le ZIP rassemble vos critères, contrôles, diagnostics, documents de copropriété, offre et acte.
La sauvegarde vous rend vos saisies et toutes vos pièces sous leur nom d’origine, pour ne rien perdre ou changer d’appareil. Le dossier à remettre range les mêmes pièces dans l’ordre attendu et y joint un bordereau, pour le donner à la banque, à la mairie ou au notaire.
| Sujet | Niveau et source | Contrôle |
|---|---|---|
| Documents de copropriété avant la promesse | Niveau 1 — Code de la construction et de l’habitation, article L.721-2 | 05/09/2026 |
| Dossier de diagnostic technique | Niveau 1 — Code de la construction et de l’habitation, articles L.271-4 à L.271-6 | 05/09/2026 |
| Conditions pratiques des diagnostics | Niveau 2 — Service-Public — diagnostics immobiliers | 05/09/2026 |
| Carrelage, chape et étanchéité | Niveau 3 — CSTB/AQC — pathologie des carrelages et chapes associées | 05/09/2026 |
| Logement existant | Niveau 2 — ANIL — acheter un logement ancien | 03/08/2026 |