Guide de référence · Autorisations

Quelle autorisation pour votre projet ?

Une autorisation d’urbanisme ne dépend pas seulement du nombre de mètres carrés. Elle dépend aussi de la nature des travaux, du bâtiment existant, de la parcelle, du demandeur et des règles territoriales. Cette page qualifie votre projet, calcule les deux surfaces qui décident, vous dit s’il faut une déclaration préalable ou un permis, puis garde le relevé de votre autorisation jusqu’au bout du délai de recours.

Vous êtes un professionnel (personne morale, lotissement, projet d’envergure) ? Assistant réglementaire avancé →

La marche

Quatre gestes pour déposer un dossier qui passe

Avant de commencer, réunissez : l’adresse et les références cadastrales de la parcelle, la nature exacte des travaux, et les plans ou croquis même sommaires.

  1. Qualifiez le projet avant de calculer quoi que ce soitLa nature des travaux, le bâtiment existant et la zone comptent autant que les mètres carrés. Une extension de 25 m² ne relève pas du même régime partout.Le signal : une réponse donnée « pour une extension de 25 m² » sans connaître votre adresse ne vaut rien.
  2. Calculez les deux surfaces, pas uneSurface de plancher et emprise au sol se calculent différemment et ne déclenchent pas les mêmes seuils. Au-delà de 150 m² de surface de plancher, l’architecte devient obligatoire pour une personne qui construit pour elle-même.
  3. Constituez le dossier qui répond avant qu’on interrogePlans, coupes, façades, insertion, photographies : un dossier complet évite la demande de pièces qui suspend le délai et repousse tout d’un mois.
  4. Déposez, puis suivez les datesNotez la date de dépôt, celle de complétude, l’échéance d’instruction et celle de l’affichage. Ce sont ces dates, pas la parole du service, qui font courir vos droits.À conserver : le récépissé, le constat d’affichage et l’arrêté, dans le même dossier.
Orientation rapide Les deux surfaces Seuils et procédures Architecte Préparer le dossier Instruction Affichage et recours Dossier et preuves Validité Guadeloupe & Martinique Sources
Première orientation

Commencez par qualifier votre projet

Votre outil Autorisations croise la nature des travaux, les surfaces, la parcelle et le territoire pour vous donner une orientation nationale indicative — gratuite — puis vous accompagne du dépôt à l’affichage et aux recours. Il ne remplace ni l’examen de la parcelle, ni le document d’urbanisme, ni le diagnostic complet.

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Suivez votre autorisation pas à pas. Un outil vous accompagne du dépôt à l’affichage et aux recours : dates et échéances calculées, documents rangés, panneau d’affichage pré-rempli. Ouvrir mon suivi d’autorisation →
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Avant d’acheter, demandez un certificat d’urbanisme. Il indique les règles d’urbanisme applicables, les servitudes et les taxes ou participations concernant le terrain. Le certificat opérationnel précise en outre si le projet décrit peut y être réalisé. Pendant sa durée de validité de 18 mois, une autorisation déposée bénéficie en principe des règles et taux applicables à la date du certificat, sous réserve des exceptions prévues par les textes.
Vérifier et conserver

Votre relevé d’autorisation, au même endroit

Notez vos deux surfaces, votre étape et vos hypothèses. Le relevé peut être sauvegardé avec vos justificatifs dans un ZIP.

Gratuit · stockage local
Chemin d’une demande d’autorisationLe projet est qualifié, les surfaces sont relevées, la procédure est déterminée, puis le dossier et ses preuves sont conservés. Qualifierle projetRelever surfaceet empriseDéterminerla procédureDéposer, suivreet prouver
Le calcul n’est qu’une étape : le diagnostic doit ensuite croiser la nature des travaux, la parcelle, le demandeur et les règles locales.

1. Situez votre demande et reportez vos calculs

Si un professionnel calcule les surfaces, reportez ici les valeurs qu’il vous communique et conservez son document.

Déterminer la procédure et le CERFA

2. Suivez les prochaines actions

3. Conservez les justificatifs au moment où vous les obtenez

Calcul de surfaces, plans, certificat de dépôt, demandes de pièces, décision, affichage et courriers : ajoutez-les ici sans attendre la fin de l’étape.

La sauvegarde vous rend vos saisies et toutes vos pièces sous leur nom d’origine, pour ne rien perdre ou changer d’appareil. Le dossier à remettre range les mêmes pièces dans l’ordre attendu et y joint un bordereau, pour le donner à la banque, à la mairie ou au notaire.

Exportez régulièrement le ZIP vers un emplacement sûr. La future synchronisation serveur et le partage de compte constitueront des services payants distincts.

La base du raisonnement

Calculez deux grandeurs, pas une

La qualification du projet repose notamment sur la surface de plancher et l’emprise au sol. Elles répondent à des définitions différentes et peuvent conduire à des résultats différents.

01

Surface de plancher

Elle part des surfaces closes et couvertes dont la hauteur dépasse 1,80 m, mesurées au nu intérieur des façades, puis applique les déductions prévues par le Code de l’urbanisme.

À calculer pour l’existant, la partie créée et le total après travaux.
02

Emprise au sol

Elle correspond à la projection verticale du volume de la construction, débords et surplombs inclus sous réserve des exclusions réglementaires.

Une terrasse couverte, un auvent ou certains débords peuvent modifier le calcul.
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Ne partez jamais de la seule surface habitable. Elle ne répond pas à la même définition. Une erreur de calcul peut entraîner le choix du mauvais formulaire ou l’oubli de l’architecte.
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Le premier seuil franchi commande la procédure. Surface de plancher et emprise au sol doivent être contrôlées séparément : dès que l’une atteint le seuil applicable, elle peut déclencher la formalité correspondante. Ainsi, créer une mezzanine fermée de 25 m² dans un volume existant n’augmente pas l’emprise, mais peut imposer un permis selon le zonage et la surface totale après travaux.
Repères nationaux

Déclaration préalable ou permis ?

Les seuils ci-dessous constituent un premier filtre pour les cas courants hors secteur protégé. Ils ne remplacent pas l’analyse du projet complet.

≤ 5 m²
Souvent sans formalité

Pour une petite construction respectant notamment les conditions de hauteur et hors secteur protégé. Le PLU et les autres règles restent applicables.

> 5 à 20 m²
Déclaration préalable

Repère courant pour une construction nouvelle ou des travaux créant une surface ou une emprise limitée.

> 20 m²
Permis de construire

Repère courant pour une construction nouvelle et, en principe, pour une extension hors cas particulier de la zone urbaine couverte par un PLU.

> 20 à 40 m²
DP possible sous conditions

Uniquement pour des travaux sur un bâtiment existant situé en zone urbaine d’un PLU ou document équivalent. Entre plus de 20 et 40 m², la surface de plancher totale après travaux ne doit pas dépasser 150 m² pour rester dans ce régime. Une construction indépendante relève du permis dès que son emprise ou sa surface de plancher dépasse 20 m².

Modifier une façade ou une toiture

Une modification de l’aspect extérieur relève généralement d’une déclaration préalable. Un permis peut toutefois être nécessaire si les travaux s’intègrent à une opération plus importante ou relèvent d’un régime particulier.

Changer la destination d’un local

Le changement de destination relève généralement d’une déclaration préalable. S’il s’accompagne de travaux modifiant les structures porteuses ou la façade, un permis de construire est en principe nécessaire.

Installer une piscine

Dans le cas général, un bassin non couvert de plus de 10 m² et jusqu’à 100 m² relève d’une déclaration préalable. Un permis de construire est requis au-delà de 100 m², ou lorsque l’abri dépasse 1,80 m de hauteur. Les secteurs protégés et les règles locales peuvent modifier cette orientation.

Démolir un bâtiment

Le permis de démolir n’est pas exigé partout de manière uniforme. Il peut être imposé par la commune ou par la protection du secteur. La démolition peut également être intégrée à un permis de construire.

150 m²

Le seuil d’architecte n’est pas une simple ligne

Pour une personne physique construisant pour elle-même, le recours à l’architecte devient notamment obligatoire lorsque la surface de plancher après travaux dépasse 150 m². Une personne morale doit généralement recourir à un architecte. Les extensions et situations particulières doivent être vérifiées au cas par cas.

Avant le dépôt

Un bon dossier répond avant qu’on lui pose la question

Le service instructeur ne regarde pas seulement un plan. Il vérifie la conformité du projet à son environnement réglementaire et physique.

A

Ce qui décrit la parcelle

Références cadastrales, propriété, accès, réseaux, servitudes, risques, zonage du document d’urbanisme et protections éventuelles.

B

Ce qui décrit le projet

Implantation, niveaux, surfaces, hauteur, accès, stationnement, matériaux, couleurs, traitement des limites et gestion des eaux.

C

Ce qui montre l’insertion

Plans, coupes, façades, photographies et document graphique doivent raconter le même projet, sans contradiction.

D

Pièces spécifiques

Attestations techniques, autorisations connexes ou avis peuvent être requis selon le territoire, le bâtiment, l’usage et la parcelle.

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Les versions CERFA évoluent. Au 28 juillet 2026, les versions officielles sont le Cerfa 13406*17 pour le permis de construire d’une maison individuelle, le Cerfa 16702*03 pour la déclaration préalable de constructions, travaux et changements de destination, et le Cerfa 13409*17 pour le permis de construire général. Le résultat d’orientation ouvre toujours la fiche officielle plutôt qu’un PDF figé.
Déposer votre demande

Le dépôt se fait auprès de votre commune — l’État fournit l’outil

Une fois le dossier réuni, la demande se dépose auprès de la mairie. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2022, les communes de plus de 3 500 habitants doivent proposer un dépôt en ligne (loi n° 2021-1104 du 22 août 2021). L’État met à disposition un assistant officiel et gratuit, AD’AU, qui choisit le bon formulaire CERFA à partir de votre projet, liste les pièces à joindre, puis transmet le dossier à votre commune.

Assistance officielle de l’État — AD’AU Pilote ton chantier vous aide à comprendre, préparer et suivre — bon régime, pièces réunies, échéances ; AD’AU est le guichet de dépôt officiel. Les deux sont complémentaires.
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Outre-mer. L’assistant AD’AU vaut pour les cinq départements et régions d’outre-mer — Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte —, où s’applique le code national de l’urbanisme. À Saint-Martin, Saint-Barthélemy et en Polynésie française, collectivités à statut particulier, la demande se dépose selon la procédure propre à la collectivité : rapprochez-vous de son service de l’urbanisme — pourquoi ces territoires ont des règles propres.
Après le dépôt

Le délai annoncé n’est fiable qu’une fois le dossier qualifié

Le récépissé constitue le point de départ. Le premier mois est décisif : l’administration peut demander des pièces manquantes ou notifier un délai différent.

1

Dépôt et récépissé

Conservez la preuve du dépôt, le numéro d’enregistrement et la date à partir de laquelle le dossier est considéré reçu.

2

Contrôle du premier mois

Surveillez toute demande de pièce ou notification de majoration. Une demande recevable modifie la chronologie ; une demande irrégulière doit être examinée avec précision.

Ne laissez jamais un courrier sans réponse.
3

Combien de temps dure l’instruction

Le délai de droit commun varie selon la procédure et le projet. Des consultations ou protections particulières peuvent le modifier.

4

Décision expresse… ou silence

Le silence peut, dans certains cas, faire naître une autorisation tacite. Les exceptions sont nombreuses : site protégé, enquête publique, certaines consultations ou autorisations connexes. Ne commencez pas sur une simple supposition.

Demandez un certificat attestant l’autorisation tacite ou la non-opposition.
L’accord n’est pas la ligne d’arrivée

Affichage, recours et retrait : la période sensible commence

Une autorisation obtenue mais mal affichée reste exposée. La preuve d’un affichage continu, visible et complet est une mesure de protection du projet.

1

Affichez sans attendre

Le panneau doit être visible depuis l’extérieur, lisible depuis la voie publique et comporter les mentions réglementaires. Il reste en place pendant toute la durée du chantier.

2

Constituez la preuve

Photographies datées et constats à plusieurs moments sécurisent la continuité. L’absence d’affichage peut prolonger fortement la possibilité de contestation.

3

Comptez le recours des tiers

Le délai de recours contentieux des tiers est en principe de deux mois à compter du premier jour d’une période continue de deux mois d’affichage régulier.

4

N’oubliez pas le délai de retrait

Une autorisation illégale peut être retirée par l’administration dans les trois mois suivant la décision. Ce délai ne se confond pas avec le recours des tiers, qui court à partir de l’affichage.

5

Vérifiez les autres risques avant démarrage

Recours, retrait administratif, financement, assurances, études et conditions contractuelles ne se confondent pas. La seule fin du délai des tiers ne suffit pas toujours à sécuriser le démarrage.

Vérifier le panneau et préparer les preuves →

Mémoire administrative du projet

Conservez le dossier complet, pas seulement l’autorisation

Une demande d’autorisation produit une chaîne de documents. Les conserver ensemble permet de répondre à l’administration, de reconstituer les délais et de justifier les démarches accomplies.

1

Demande déposée

Formulaire PC ou DP signé, plans, notice, photographies, attestations et toutes les pièces effectivement transmises.

2

Preuve du dépôt

Récépissé ou certificat de dépôt, numéro d’enregistrement, date de dépôt et preuve de télétransmission le cas échéant.

3

Courriers d’instruction

Demandes de pièces, notifications de délai, avis consultés, réponses adressées et preuves de leur transmission.

4

Décision d’urbanisme

Arrêté, non-opposition, certificat d’autorisation tacite, prescriptions, annexes et éventuels arrêtés modificatifs.

5

Preuves d’affichage

Photographies datées conservées dans leur format d’origine et, si vous y recourez, constats d’un commissaire de justice.

6

Envois et notifications

Accusés de réception, courriels, récépissés et copies des LRAR adressées à la mairie ou aux autres destinataires.

Ouvrir le dossier « Autorisations » de mon projet

L’application classe désormais ces six familles de pièces dans « Mon projet ». Dans la version actuelle, les fichiers sont stockés localement sur l’appareil utilisé et restent disponibles hors ligne.

Stocker mes documents

Important : une copie LRAR adressée à la mairie constitue une trace datée supplémentaire, mais ne prouve pas à elle seule un affichage continu et régulier. Conservez les originaux, leurs métadonnées et les accusés de réception. Tant que la synchronisation n’est pas disponible, gardez également une sauvegarde externe : effacer les données du navigateur peut supprimer les fichiers stockés dans l’application.

Faire vivre l’autorisation

Validité, prorogation et modification

La règle générale est une validité de trois ans, mais des mesures exceptionnelles modifient certaines autorisations délivrées entre 2021 et 2024.

3

Trois ans en principe

L’autorisation est en principe périmée si les travaux ne commencent pas dans le délai ou si, passé ce délai, ils sont interrompus pendant plus d’un an.

+1

Prolonger une autorisation

Deux prolongations d’un an peuvent normalement être demandées, sous conditions, au moins deux mois avant l’échéance.

25

Régime exceptionnel de 2025

Le décret du 26 mai 2025 a prolongé certaines autorisations délivrées entre le 1er janvier 2021 et le 28 mai 2024. La date exacte de délivrance devient donc indispensable.

M

Permis modificatif

Une modification est envisageable si l’autorisation reste valide et si la nature du projet initial est conservée. Une transformation importante impose une nouvelle demande.

Règles territoriales

Outre-mer : la même autorisation, une couche de règles en plus

Les seuils d’urbanisme nationaux ne disparaissent nulle part. Dans les cinq départements et régions d’outre-mer, ils se combinent avec une réglementation thermique qui n’est pas la même d’un territoire à l’autre, avec les volets acoustique et aération, avec les risques naturels, et parfois avec le statut particulier du littoral. Trouvez votre territoire ci-dessous : ce qu’il faut joindre au dossier en dépend. Qui applique quoi, territoire par territoire, et l’attestation attendue — la fiche s’ouvre à côté, sans vous faire quitter la page.

Ce qui change en Guadeloupe

  • Le volet thermique relève de la RTG, dans son champ d’application.
  • Pour les projets concernés, une attestation de conformité du calcul RTG est jointe à la demande de permis.
  • À l’achèvement, le DPEG Construction neuve est joint au dossier de DAACT lorsque le régime l’exige.
  • L’acoustique et l’aération doivent être traitées selon les dispositions applicables de la RTAA DOM, distinctes du volet thermique RTG.

Ce qui change en Martinique

  • Le volet thermique relève de la RTM, et non d’une RTAA DOM thermique générique.
  • Les pièces et justificatifs dépendent du champ d’application de la réglementation territoriale en vigueur.
  • L’acoustique et l’aération restent des domaines distincts à qualifier.
  • Avant dépôt, vérifiez les exigences auprès de la commune et des services territoriaux compétents.

Ce qui change en Guyane

  • C’est l’un des deux seuls territoires où le volet thermique de la RTAA DOM s’applique — l’autre étant La Réunion. Il n’y a donc ici ni RTG ni RTM.
  • Les volets acoustique et aération s’appliquent également, et se qualifient séparément du thermique.
  • En logement neuf, l’eau chaude sanitaire doit être produite pour moitié au moins par une source renouvelable.
  • La zone sismique est la plus faible des cinq départements d’outre-mer : les justifications parasismiques n’ont pas le même poids qu’aux Antilles.

Ce qui change à La Réunion

  • Le volet thermique de la RTAA DOM s’y applique, comme en Guyane et nulle part ailleurs en outre-mer.
  • Les volets acoustique et aération s’appliquent aussi, et se traitent à part.
  • En logement neuf, l’eau chaude sanitaire doit être produite pour moitié au moins par une source renouvelable.
  • L’altitude change tout : un projet des Hauts ne se conçoit pas comme un projet du littoral, et le règlement communal en tient souvent compte.

Ce qui change à Mayotte

  • Mayotte est un département depuis 2011 : le code de l’urbanisme national s’y applique, avec ses seuils et ses délais.
  • Les volets acoustique et aération s’y appliquent depuis la réécriture de 2024 — la mention « sauf Mayotte », encore lue un peu partout, est périmée.
  • Le volet thermique demande une vérification locale. Le texte pose un objectif pour Mayotte mais renvoie les solutions de référence à un arrêté : nous ne l’affirmons donc pas ici. Faites confirmer par le service instructeur ce qui est attendu à votre dossier.
  • La zone sismique est intermédiaire : ni celle des Antilles, ni celle de la Guyane.

Saint-Martin, Saint-Barthélemy, Polynésie : arrêtez-vous ici

  • Ce que vous venez de lire ne s’applique pas chez vous. Ces collectivités exercent elles-mêmes la compétence d’urbanisme : ni les seuils nationaux, ni les délais d’instruction, ni les formulaires de cette page n’y font foi.
  • Saint-Barthélemy applique son propre code de l’urbanisme, avec ses délais propres — deux mois pour une déclaration préalable, quatre pour un permis. Saint-Martin exerce cette compétence depuis 2012.
  • En Polynésie française, une loi nationale ne s’applique que si elle y a été expressément étendue. Le territoire a son propre code de l’aménagement, et c’est lui qui délivre les autorisations.
  • La réglementation thermique des départements d’outre-mer ne s’y applique pas non plus.
  • Votre premier geste est donc le même partout : appelez le service de l’urbanisme de votre collectivité et faites-vous confirmer la procédure, les pièces et le délai avant de préparer quoi que ce soit.

Littoral et zone des 50 pas géométriques

Dans les Antilles françaises, la bande dite des 50 pas géométriques représente historiquement 81,20 m à partir de la limite haute du rivage. Si la parcelle ou l’accès au projet est concerné, le permis de construire ne règle pas à lui seul la propriété, l’occupation du domaine ou les autorisations connexes. Il faut identifier le propriétaire et, selon le cas, consulter la commune, la DEAL, la Direction de la mer ou l’Agence des 50 pas géométriques. Les vérifications à mener avant de signer, dans l’ordre : la fiche 50 pas géométriques.

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La DEAL n’émet pas automatiquement un avis sur chaque permis ultramarin. Son intervention dépend du projet, de la parcelle, du domaine public, des risques, des protections et des procédures environnementales éventuellement déclenchées.
Traçabilité Sources officielles et vérification — contrôle du 29 juillet 2026 · dérouler

Chaque règle sensible est reliée à une source officielle. Les valeurs ont été vérifiées sur source primaire (Code de l’urbanisme à jour au 1er juillet 2026) le 29 juillet 2026.

SujetSource officielleContrôle
Permis, seuil architecte, affichage et validité Service-Public.fr — Permis de construire 28/07/2026
Déclaration préalable et recours Service-Public.fr — Déclaration préalable 28/07/2026
Seuils et cas de travaux Notice officielle des autorisations d’urbanisme 28/07/2026
Certificat d’urbanisme et durée de 18 mois Service-Public.fr — Certificat d’urbanisme 28/07/2026
Piscines et hauteur des abris Service-Public.fr — Installation d’une piscine privative 28/07/2026
Extensions, seuil de 40 m² et surfaces déclenchantes Code de l’urbanisme, article R. 421-14
Code de l’urbanisme, article R. 421-9
28/07/2026
Formulaires CERFA DP — Cerfa 16702*03
PC maison individuelle — Cerfa 13406*17
Permis de construire général — Cerfa 13409*17
28/07/2026
Modification d’une autorisation Service-Public.fr — Autorisation modificative 28/07/2026
Prolongations exceptionnelles Décret du 26 mai 2025 — synthèse officielle 28/07/2026
Permis tacite et exceptions Code de l’urbanisme, article L. 424-2 28/07/2026
Retrait administratif sous trois mois Code de l’urbanisme, article L. 424-5 28/07/2026
RTG Guadeloupe Portail officiel RTG — Construction 28/07/2026
RTM Martinique Délibération RTM neuf du 28 juin 2013 28/07/2026
Domaine public maritime et 50 pas Direction de la mer de Guadeloupe 28/07/2026

Vérification sur source primaire — 29 juillet 2026. Les seuils et délais de cette page ont été confrontés au texte publié (Code de l’urbanisme, à jour au 1er juillet 2026) : dispense à 5 m² (R.421-2), déclaration préalable et seuil de 40 m² en zone urbaine (R.421-17), permis sur construction existante au-delà de 20 m² (R.421-14), recours obligatoire à l’architecte au-delà de 150 m² (R.431-2), délais d’instruction de 1, 2 et 3 mois (R.423-23), validité de 3 ans et double prorogation d’un an (R.424-17 et R.424-21), point de départ du recours des tiers à l’affichage (R.600-2), certificat d’urbanisme figeant les règles 18 mois (L.410-1), régimes des piscines (R.421-2 et R.421-9). Pièce jointe au permis en Guadeloupe et en Martinique : dérogation à l’article R.431-16. Prochain contrôle : 29 juillet 2027 pour les codes, 26 octobre 2026 pour les délibérations RTG et RTM.

Votre projet mérite mieux qu’un seuil isolé.

Le diagnostic Pilote ton chantier croise la nature des travaux, les surfaces, la parcelle et le territoire pour vous indiquer les points à vérifier.

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