Les charges de vent et les assemblages sont justifiés pour le bâtiment, sa catégorie et son exposition réelle.
Réglementation paracyclonique en Guadeloupe et Martinique
Le mot « paracyclonique » ne suffit ni dans un devis ni sur une fiche produit. PTC vous aide à vérifier si le texte s’applique, quelle voie de justification est retenue et quelles preuves doivent suivre le bâtiment jusqu’à la réception.
La date du 1er janvier 2025 ne couvre pas toutes les maisons. Pour les habitations individuelles de catégorie II et pour les menuiseries, l’entrée en vigueur est reportée au 1er janvier 2026.
Comprendre sans jargon
Le cadre paracyclonique fixe une manière de calculer et de justifier la résistance d’un bâtiment aux vents cycloniques. La vitesse de référence est corrigée selon la topographie du terrain et sa rugosité.
Le bâtiment est classé par catégorie d’importance. Une maison simple peut suivre le guide réglementaire dédié si elle respecte toutes ses limites ; sinon la justification revient à la voie de calcul prévue par l’arrêté.
Les éléments non structuraux ne sont pas accessoires : une porte, une fenêtre, un volet ou un équipement arraché peut ouvrir le bâtiment ou devenir un projectile.
Le résultat à obtenir
Le concepteur a écrit le texte et la date applicables, la catégorie du bâtiment, les données d’exposition et la voie de justification. Les plans relient toiture, murs, ouvertures, protections, équipements, assemblages et ancrages au support.
Le chantier conserve les contrôles avant recouvrement et toute modification est validée par le responsable de la justification, au lieu d’être remplacée par une mention générale « conforme cyclone ».
Ce que le texte change concrètement
Toiture, façades, menuiseries et protections sont coordonnées pour éviter qu’une rupture locale n’ouvre tout le volume.
Les éléments extérieurs et non structuraux concernés sont fixés et contrôlés avec leurs supports.
Le guide maison donne une présomption de conformité seulement dans son domaine d’application.
Les questions à poser — et la réponse à attendre
- « Mon projet entre-t-il dans le champ de l’arrêté ? » La réponse cite le territoire, le caractère neuf ou existant, l’autorisation d’urbanisme et, en rénovation, les seuils ou modifications concernés.
- « Quelle date d’entrée en vigueur s’applique ? » Attendez une date reliée à la nature du bâtiment et des ouvrages, pas seulement « depuis 2025 ».
- « Quelle est la catégorie d’importance du bâtiment ? » La réponse nomme la catégorie et justifie son classement par l’usage.
- « Quelles données d’exposition ont été utilisées ? » Attendez la vitesse de référence, la rugosité, la topographie et les hypothèses du site.
- « Guide maison ou calcul complet : quelle voie retenez-vous ? » La réponse indique l’édition et vérifie le domaine du guide ligne par ligne, ou identifie la note de calcul.
- « Qui valide une modification en chantier ? » Un professionnel responsable doit être nommé avant qu’une fixation, une baie ou un équipement soit remplacé.
Une performance de produit n’est pas la preuve du bâtiment. Elle doit couvrir les charges retenues et être reliée au support, aux fixations, aux assemblages et aux conditions de pose.
Les repères à ne pas confondre
- En Guadeloupe et en Martinique, l’arrêté s’applique aux bâtiments neufs soumis à permis ou déclaration préalable, ainsi qu’à certaines modifications importantes de bâtiments existants. Champ légal
- Le régime général entre en vigueur le 1er janvier 2025. Date légale
- Les maisons individuelles et assimilées de catégorie II, ainsi que les menuiseries quelle que soit la catégorie, relèvent par dérogation du 1er janvier 2026. Date légale
- Le respect du guide de conception et construction paracycloniques des maisons individuelles vaut présomption de conformité uniquement dans ses limites. Voie réglementaire
- Le contrat doit nommer les études, plans, contrôles et livrables attendus : le texte ne rédige pas votre marché à votre place. À écrire au contrat
À conserver dans votre dossier
- La note de champ d’application et la catégorie du bâtiment.
- Les données de vent, d’exposition, de relief et de terrain utilisées.
- Le guide et son édition, ou les notes de calcul et hypothèses.
- Les plans et détails de continuité des assemblages et fixations.
- Les fiches et procès-verbaux des menuiseries, protections et équipements.
- Les contrôles, photos avant recouvrement et validations des écarts.
Passer à l’action. Les études et diagnostics du projet doivent recevoir l’adresse, les zonages et les hypothèses de conception.
Ouvrir Études et diagnostics →Maison neuve en Guadeloupe ou Martinique
Pour une habitation individuelle ordinaire de catégorie II, retenez le 1er janvier 2026 et faites confirmer que le projet entre entièrement dans le domaine du guide maison avant de s’en prévaloir.
Extension ou transformation
Une autorisation d’urbanisme ne suffit pas à conclure. L’arrêté vise notamment certaines créations supérieures à 20 % des surfaces ou de l’emprise et certaines modifications importantes de structure ; faites qualifier le cas par écrit.
La Réunion ou Mayotte
Le Code identifie ces territoires comme exposés au risque cyclonique, mais l’arrêté du 5 juillet 2024 analysé ici ne fixe ses règles qu’en Guadeloupe et Martinique. Demandez le cadre effectivement applicable et rendez vos exigences de vent contractuelles.
Saint-Martin ou Saint-Barthélemy
Ces collectivités ne sont pas dans le champ territorial de l’arrêté analysé. Vérifiez leur droit local et les prescriptions du projet ; ne transposez ni les dates ni les vitesses de Guadeloupe sans confirmation.
Les contrôles à emporter dans votre projet
Ajoutez ces contrôles pour appliquer les règles territoriales à l’adresse réelle du projet.
- Identifier le territoire, l’adresse et les zonages qui conditionnent le projet.Preuve attendue : résultat daté des cartes, arrêtés ou prescriptions correspondant à la parcelle
- Vérifier le texte, la version et le champ d’application retenus pour le projet.Preuve attendue : référence officielle datée et note expliquant son application au bâtiment
- Transmettre aux concepteurs les données locales d’exposition et de risque.Preuve attendue : cahier des charges, étude ou plans mentionnant climat, vent, séisme, eau ou agents concernés
- Faire justifier les dispositions de conception et d’exécution adaptées.Preuve attendue : plans, calculs, détails et validation du professionnel responsable
- Conserver les contrôles et documents démontrant la solution réellement exécutée.Preuve attendue : comptes rendus, photos avant recouvrement, essais et dossier final du projet
Sources et limites de la fiche
Textes contrôlés le 20/08/2026. La fiche explique le cadre Guadeloupe–Martinique ; elle ne remplace ni la qualification du projet ni la justification du concepteur.
- Arrêté du 5 juillet 2024 — article 1Niveau 1 — champ d’application — contrôlé le 20/08/2026Bâtiments neufs et modifications de bâtiments existants concernés.
- Arrêté du 5 juillet 2024 — article 11Niveau 1 — entrée en vigueur — contrôlé le 20/08/2026Régime général en 2025 ; maisons individuelles et menuiseries en 2026.
- Arrêté du 5 juillet 2024 — texte completNiveau 1 — classification et justification — contrôlé le 20/08/2026Catégories, vitesses, structure, éléments non structuraux et guide maison.
- CCH — articles R. 132-2-1 à R. 132-2-5Niveau 1 — cadre cyclonique — contrôlé le 20/08/2026Territoires exposés, catégories et principes de résistance.
- Ministère — construction en zone cycloniqueNiveau 2 — guides officiels — contrôlé le 20/08/2026Guide maison et ressources de mise en œuvre.
Information pédagogique. Cette fiche ne remplace ni les textes applicables, ni l’étude du concepteur, ni les prescriptions de l’autorité compétente.