Fiche · avant de publier l’annonceUrbanisme · diagnostics · garanties

Revendre : préparer un dossier vérifiable

Une pile de documents ne suffit pas. Chaque transformation doit pouvoir être reliée à son autorisation, son achèvement, ses entreprises, ses assurances et son état actuel. PTC vous aide à révéler le manque avant l’acquéreur : d’abord inventorier, ensuite régulariser ce qui peut l’être, puis commander les diagnostics à la bonne date.

Stocker le dossier

Comprendre sans jargon

Le dossier de diagnostic technique ne remplace pas le dossier des travaux. La DAACT concerne la fin d’une autorisation d’urbanisme. Le procès-verbal de réception date les garanties contractuelles.

Le carnet d’information du logement, lorsqu’il est applicable, complète les factures, plans, notices et performances.

Le résultat à obtenir

Avant l’avant-contrat, vous détenez un inventaire des bâtiments et travaux, un dossier d’urbanisme cohérent, les preuves de réception et d’assurance, l’historique des sinistres et réparations, le carnet et les factures, puis un DDT valide pour le bien et sa localisation. Chaque absence est signalée au notaire avec une action ou une explication.

Une étape accomplie ouvre la suivante

  1. Décrire le bien réel. Maison, annexes, piscine, véranda, divisions, extensions, changements d’usage et équipements.
  2. Comparer au dossier administratif. Autorisations, modificatifs, DAACT, attestations et fiscalité doivent correspondre à ce qui existe.
  3. Reconstituer les travaux. Contrats, entreprises, factures, réception, assurances, plans et entretien.
  4. Déclarer le connu. Sinistres, réparations, désordres observés et litiges sont rassemblés avec leurs suites.
  5. Consulter le notaire assez tôt. Il identifie les pièces manquantes, la situation juridique et les vérifications à lancer.
  6. Commander les diagnostics au bon moment. Le diagnostiqueur établit la liste selon le bien, son âge, ses équipements et ses zonages.
  7. Vérifier avant signature. Validité, cohérence des surfaces, adresses, références cadastrales et annexes au contrat.

Quatre dossiers qui ne se remplacent pas

DossierCe qu’il prouvePièces clés
Propriété et urbanismeCe qui appartient au vendeur et ce qui a été autorisé puis déclaré achevéTitre, cadastre informatif, permis ou DP, modificatifs, DAACT
Construction et garantiesQui a fait quoi, quand les travaux ont été reçus et quelles assurances existaientContrats, PV de réception, décennales, dommages-ouvrage, factures
État et entretienCe qui a été entretenu, remplacé, endommagé ou réparéCarnet, notices, sinistres, expertises, factures et suivis
Information de l’acquéreurDiagnostics et risques exigibles pour ce bien à la date de venteDDT, état des risques, audit énergétique lorsque requis, assainissement

Le DDT dépend du bien et de l’adresse

Le Code de la construction et de l’habitation impose au vendeur d’annexer un DDT à la promesse ou, à défaut de promesse, à l’acte authentique. La liste n’est pas universelle : ancienneté, copropriété, gaz, électricité, assainissement, performance énergétique, risques, bruit, termites et autres situations déterminent les pièces. Certaines durées sont courtes ; un document peut devoir être renouvelé avant l’acte. Liste et validité à dater

Les assurances peuvent bénéficier aux propriétaires successifs

L’assurance dommages-ouvrage est souscrite pour le compte du souscripteur ou des propriétaires successifs. Les actions liées aux responsabilités de construction et leur transmission doivent être examinées avec les dates, le dommage, les clauses et les actes. Ne promettez pas une « garantie dix ans » à partir de la seule date de construction : partez du PV de réception, des attestations et de l’absence ou de l’existence d’un sinistre. Contrats et dates à vérifier

Les questions à poser — et la réponse à attendre

  • « Le bien réel correspond-il au titre et aux autorisations ? » Attendez un inventaire des annexes, extensions, divisions et travaux, pas seulement une surface globale.
  • « Chaque travail autorisé a-t-il sa preuve d’achèvement ? » DAACT, accusé et non-contestation éventuelle sont reliés à la bonne autorisation.
  • « Quels travaux ont moins de dix ans depuis leur réception ? » La réponse part des PV et nomme entreprises et assurances.
  • « Quels sinistres ou désordres sont connus ? » L’historique décrit date, cause retenue, assureur, travaux de reprise et état actuel.
  • « Quel DDT est exigé pour ce bien aujourd’hui ? » Le diagnostiqueur ou le notaire donne la liste liée à l’adresse et la date limite de chaque document.
  • « Un audit énergétique est-il requis dès la première visite ? » La réponse tient compte de la catégorie du bien et de son classement au jour de la vente.
  • « Que faut-il régulariser avant l’annonce ? » Attendez faisabilité, délai, pièces et risque d’échec ; une régularisation n’est jamais présumée accordée.
  • « Que remettrons-nous et quand ? » La réponse distingue première visite, avant-contrat, acte et remise finale du dossier.

Commencez par ce qui peut bloquer, pas par le diagnostic le plus facile à commander. Une extension sans dossier, une réception introuvable ou un sinistre non documenté demande plus de temps qu’un nouveau DPE.

La surface annoncée ne correspond pas aux pièces

Urbanisme, fiscalité, copropriété et diagnostic peuvent utiliser des notions de surface différentes.

Preuve attendue : mesure identifiée et explication de chaque chiffre.

Une annexe n’a aucune autorisation retrouvée

L’absence de document ne prouve ni légalité ni illégalité, mais elle doit être instruite avant la vente.

Preuve attendue : archives de mairie, analyse du notaire et démarche de régularisation si adaptée.

Le diagnostic est commandé trop tôt

Certains documents expirent rapidement et doivent rester valides au moment requis.

Preuve attendue : calendrier de promesse et d’acte comparé à chaque durée.

Les garanties sont résumées par « maison de moins de dix ans »

Réception, nature des travaux, intervenants, assurance et dommage déterminent le recours réel.

Preuve attendue : PV, attestations et historique des déclarations.

Un sinistre réparé disparaît du dossier

La réparation doit pouvoir être comprise et reliée à son diagnostic, son entreprise et sa facture.

Preuve attendue : déclaration, expertise, indemnisation, travaux et contrôle final.

Le vendeur promet la régularisation après signature

Une autorisation future est incertaine et peut déplacer le risque sur l’acquéreur.

Preuve attendue : position écrite du notaire et condition contractuelle adaptée.

Pièces à conserver

  • Titre de propriété et règlement de copropriété.
  • Plans, références cadastrales et mesurages identifiés.
  • Autorisations, modificatifs, DAACT et accusés.
  • Déclarations fiscales liées aux travaux.
  • Contrats, devis, factures et entreprises.
  • PV de réception et levées de réserves.
  • Attestations décennales et dommages-ouvrage.
  • Plans exécutés, notices et carnet d’information.
  • Entretien et remplacement d’équipements.
  • Sinistres, expertises, indemnités et reprises.
  • DDT et vérification de chaque validité.
  • Échanges du notaire et éventuelles régularisations.
  • Inventaire des clés, équipements et dossiers remis.
  • Toute autre pièce propre au bien.
Ranger mon dossier de revente →

Le bien n’a pas été modifié depuis l’achat

Reprenez tout de même titre, copropriété éventuelle, diagnostics, entretien et sinistres. Vérifiez que ce qui vous a été remis à l’achat correspond encore au bien et que les diagnostics sont valides.

J’ai construit ou agrandi

Reliez permis ou DP, affichage, DOC le cas échéant, DAACT, fiscalité, réception, assurances et plans exécutés. Commencez plusieurs mois avant la vente si une pièce manque.

Reconstituer mon dossier d’autorisation →

J’ai réalisé moi-même des travaux

Décrivez précisément nature, date, matériaux, plans, contrôles et factures. Ne produisez pas d’attestation d’entreprise inexistante et ne promettez pas une assurance qui n’a pas été souscrite.

Le bien a connu un sinistre ou une infiltration

Rassemblez la cause établie, les zones touchées, la déclaration, les expertises, la reprise et son contrôle. Un dossier transparent et causal est plus utile qu’une peinture récente sans explication.

Le bien est en copropriété

Ajoutez les documents propres au lot et à la copropriété, les autorisations d’assemblée pour les travaux concernés et l’historique avec le syndic. Le DDT porte sur les périmètres prévus par les textes.

Le bien est en Guadeloupe, Martinique, Guyane, à La Réunion ou Mayotte

La composition du dossier dépend aussi des zonages et dispositifs locaux : termites, risques, assainissement, diagnostics énergétiques territoriaux et attestations de construction selon le bien. Ne remplacez pas un diagnostic local par son équivalent hexagonal supposé. Liste territoriale à établir

Votre ordre de marche

  1. Inventorier le bien réel et tous les travaux connus.
  2. Comparer titre, urbanisme, copropriété et fiscalité.
  3. Rechercher autorisations, achèvements et plans.
  4. Reconstituer réceptions, entreprises et assurances.
  5. Documenter entretien, sinistres et réparations.
  6. Faire lire le dossier au notaire avant l’annonce.
  7. Lancer les régularisations possibles sans les présumer acquises.
  8. Faire établir la liste territoriale des diagnostics.
  9. Commander au bon moment et vérifier les certifications.
  10. Contrôler validité et cohérence avant chaque signature.
  11. Remettre le dossier final contre trace.
Retrouver garanties et entretien →

Les contrôles à emporter dans votre projet

Ajoutez ces contrôles avant de publier l’annonce.

  1. Comparer le bien réel au titre, aux autorisations et aux achèvements.Preuve attendue : inventaire des ouvrages relié aux permis, DP, modificatifs et DAACT.
  2. Reconstituer travaux, réceptions, entreprises et assurances.Preuve attendue : contrats, factures, PV et attestations classés par opération.
  3. Documenter entretien, sinistres et réparations.Preuve attendue : chronologie avec diagnostics, expertises, reprises et contrôles.
  4. Établir la liste des diagnostics et leur calendrier de validité.Preuve attendue : liste liée au bien et à l’adresse, certifications et dates limites.
  5. Faire relire les manques puis tracer la remise du dossier.Preuve attendue : questions au notaire, réponses, régularisations et bordereau de remise.

Sources et limites de la fiche

Références contrôlées le 01/09/2026. La liste des pièces dépend du bien, de la localisation, des travaux, des contrats et de la date de vente.

Information pédagogique, non contractuelle. Cette fiche prépare les vérifications. Le notaire, le diagnostiqueur et, si nécessaire, les administrations et assureurs déterminent les pièces et effets applicables à votre vente.

Statut de cette fiche. Contenu informatif et non opposable. Une pièce manquante n’est ni présumée régularisable ni présumée sans effet.