Qui sera propriétaire et dans quelle proportion ?
Réponse attendue : chaque personne, sa quote-part et l’origine de son apport figurent dans le projet d’acte ou les statuts.
Signal d’alerte : « nous régulariserons entre nous après la signature ».
Avant de signer, faites coïncider la propriété, les apports, le prêt et la protection de chacun. PTC vous aide à préparer les décisions et les pièces à apporter au notaire ; il ne choisit pas le montage à sa place.
On choisit un cadre pour acheter, alors qu’il sert surtout à se séparer. Tant que tout va bien, indivision, société ou couple se ressemblent. La différence apparaît le jour où l’un veut vendre, où l’un ne paie plus, ou au décès. Lisez ce qui suit en vous demandant non pas « comment achète-t-on », mais « comment en sort-on ».
En indivision, chaque acquéreur possède directement une quote-part du terrain ou du logement. Dans une SCI, la société possède le bien et les associés possèdent des parts sociales.
Le bon choix ne dépend pas d’un slogan. Il dépend du nombre d’acheteurs, de l’usage du bien, de la durée prévue, des règles de décision, de la sortie et de la transmission. Le notaire doit confronter le montage à votre situation familiale, financière et fiscale.
L’acte, la convention ou les statuts indiquent qui possède quoi, comment les apports sont reconnus, qui décide des dépenses et des travaux, comment une personne peut sortir et ce qui arrive en cas de décès ou d’impayé.
| Critère | Indivision | SCI |
|---|---|---|
| Ce que vous détenez | Vous détenez directement une quote-part du bien inscrite dans l’acte. | La société détient le bien ; vous détenez des parts sociales selon les statuts. |
| Décisions | Les actes d’administration peuvent relever des deux tiers des droits ; les actes de disposition exigent en principe l’accord de tous, sous réserve des procédures prévues par la loi. Règles légales | Le gérant et les associés décident selon les pouvoirs et majorités écrits dans les statuts. Statuts à rédiger |
| Sortie | Le partage peut être demandé, sauf report ou convention applicable ; la sortie peut conduire à un rachat ou à une vente. Droit au partage | L’associé cède ses parts selon les règles d’agrément et de valorisation prévues par les statuts et la loi. Sortie à organiser |
| Dettes | Les engagements envers la banque dépendent de l’offre de prêt et des garanties signées par chacun. Contrat bancaire | Après poursuite préalable et vaine de la société, les associés répondent indéfiniment des dettes sociales à proportion de leur part dans le capital. Responsabilité légale |
| Gestion | La convention d’indivision peut préciser l’occupation, les charges, les travaux et la durée d’organisation. | La SCI exige des statuts adaptés, une gestion sociale suivie et des décisions formalisées. |
| À décider avec | Le notaire, avant le compromis définitif, la promesse ou l’acte qui fige les propriétaires et les proportions. | |
Les règles civiles citées valent en Guadeloupe, Martinique, Guyane, à La Réunion et à Mayotte. En revanche, les aides, la fiscalité locale et certaines conditions de financement doivent être vérifiées territoire par territoire. Cette fiche ne transpose pas ces éléments variables.
Réponse attendue : chaque personne, sa quote-part et l’origine de son apport figurent dans le projet d’acte ou les statuts.
Signal d’alerte : « nous régulariserons entre nous après la signature ».
Réponse attendue : le professionnel relie le choix à l’usage, à la gestion, à la sortie et à la transmission.
Signal d’alerte : une SCI est proposée comme protection automatique du patrimoine personnel.
Réponse attendue : l’offre précise les emprunteurs, la solidarité éventuelle, les garanties et les quotités d’assurance.
Signal d’alerte : les accords entre acheteurs sont supposés opposables à la banque sans lecture de l’offre.
Réponse attendue : les quotes-parts, créances éventuelles, comptes courants d’associés et preuves de versement sont identifiés.
Signal d’alerte : la part de propriété est déduite oralement des mensualités payées.
Réponse attendue : la procédure, la valorisation, le délai et la capacité de rachat sont examinés avant l’achat.
Signal d’alerte : aucun scénario n’est prévu en cas de séparation, désaccord ou incapacité de payer.
Réponse attendue : les droits du survivant sont expliqués selon le mariage, le PACS, le concubinage, les enfants et les dispositions prises.
Signal d’alerte : un partenaire de PACS ou un concubin est présenté comme héritier automatique.
Ne signez pas avec des pourcentages seulement « compris entre vous ». La propriété, les apports, la dette bancaire et la succession obéissent à des documents différents : faites-les relire ensemble avant l’acte.
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Cette fiche explique. Pour cocher vos contrôles, les enregistrer et les retrouver, l'outil correspondant les reprend et les range dans votre projet.
Mon contrat, de la signature au chantierNe déduisez pas la propriété du seul nom figurant sur le compte qui paie. Demandez au notaire de distinguer biens communs, biens propres, remploi éventuel et effets du financement sur votre situation.
Préparer les questions sur les apports →Un achat commun est généralement organisé en indivision selon les proportions écrites dans l’acte. Faites traiter explicitement les apports inégaux, les remboursements et la protection du survivant.
Ranger le contrat de mariage et les justificatifs →La séparation des patrimoines est le régime par défaut. Si vous avez opté pour l’indivision des biens acquis, l’article 515-5-1 prévoit une indivision par moitié sans recours fondé sur une contribution inégale : faites vérifier votre convention avant l’achat.
Lire le fondement légal →Le concubin n’est pas héritier légal. Entre proches ou amis, le statut de couple ne règle rien : écrivez propriété, décisions, occupation, sortie et décès. Faites chiffrer la faisabilité d’un rachat avant de retenir le montage.
Préparer le rendez-vous notarial →Ajoutez ces décisions au dossier commun avant de signer ou d’engager les travaux.
Ces contrôles restent sur cet appareil. Enregistrés, ils rejoignent votre projet et vous les retrouverez cochables, avec la preuve attendue en regard.
Textes et pages officielles relus le 15/08/2026. La fiche prépare les questions ; elle ne remplace pas l’analyse du notaire, notamment pour la fiscalité, la succession et les clauses particulières.
Information pédagogique. Cette fiche ne remplace ni les textes applicables, ni le conseil d’un notaire, avocat ou ADIL. Faites valider le montage, ses clauses et ses conséquences fiscales avant tout engagement.