Fiche · pour comprendreSpécificités territoriales · Guyane
Pression forte, forêt amazonienne

Termites en Guyane : un territoire couvert, une référence à confirmer

En Guyane, le territoire figure parmi les départements couverts par un arrêté préfectoral délimitant les zones à risque termites. Les obligations habituelles s'appliquent — diagnostic à la vente, déclaration en mairie, protection du neuf — même si la référence exacte de l'arrêté reste à confirmer.

Stocker le dossier

Une référence qu’on ne trouve pas n’est pas une référence qui n’existe pas. L’arrêté qui vous concerne existe, mais il ne se trouve pas en ligne : il s’affiche trois mois en mairie et se publie au recueil des actes de la préfecture. C’est une demande écrite à faire, pas une recherche à abandonner — et la réponse vaut bien plus qu’un lien.

Comprendre sans jargon

La Guyane figure parmi les départements couverts par un arrêté préfectoral qui délimite les zones à risque termites, sur l'ensemble du territoire : c'est ce qu'indique la carte nationale arrêtée au 1er janvier 2019. En revanche, soyons honnêtes avec vous : la référence exacte de cet arrêté, son numéro et sa date, n'a pas pu être retrouvée en ligne de façon fiable. Elle reste à confirmer auprès de la préfecture de Guyane ou de la direction générale des territoires et de la mer (DGTM). Nous préférons vous le dire clairement plutôt que d'afficher une référence incertaine.

En pratique, les conséquences sont celles d'un territoire classé. Un état relatif à la présence de termites, daté de moins de six mois, est exigé à la vente d'un immeuble bâti (articles L.271-4 et D.271-5 du code de la construction et de l'habitation). Toute présence de termites doit être déclarée en mairie (article L.126-4). Et les constructions neuves doivent être protégées, à la fois par la résistance ou le traitement des bois (article R.131-1) et par une barrière de protection — physique ou physico-chimique — entre le sol et le bâtiment (article R.131-2) ; en outre-mer, le simple « dispositif de construction contrôlable » admis dans l'Hexagone n'est pas suffisant.

La Guyane, couverte par la forêt amazonienne et soumise à un climat chaud et très humide, connaît l'une des pressions termites les plus fortes de France : les termites souterrains comme ceux de bois sec y prospèrent. La protection doit donc être pensée globalement et entretenue dans la durée.

Ce que l’on sait, ce que l’on ne sait pas, et comment l’obtenir

Ce qui est établi

La Guyane figure parmi les départements couverts par un arrêté préfectoral de délimitation des zones à risque termites : la carte nationale arrêtée au 1er janvier 2019 l’indique. Le régime national s’applique donc.

Ce qui manque

La référence exacte de cet arrêté — son numéro et sa date — n’a pas pu être retrouvée en ligne de façon fiable. Nous préférons vous le dire que d’afficher une référence incertaine que vous citeriez ensuite dans un contrat.

Comment l’obtenir

Elle se demande par écrit à la préfecture de Guyane ou à la direction générale des territoires et de la mer. La réponse se conserve : c’est elle qui fonde l’obligation à votre adresse.

Pilote ton chantier vous aide à formuler cette demande, à conserver la réponse et à la ressortir le jour où un notaire, un acquéreur ou une entreprise vous la réclamera.

Les questions à poser — et la réponse à attendre

  • « Quelle est la référence de l’arrêté préfectoral applicable à mon adresse ? » Attendez un numéro et une date, par écrit, de la préfecture ou de la direction générale des territoires et de la mer. Une réponse orale, ou une référence tirée d’un forum, ne vaut rien le jour où il faut la produire.
  • « L’état termites date-t-il de moins de six mois à la signature ? » C’est une pièce du dossier de diagnostic technique annexé à la promesse ou à l’acte. Attendez une date : au-delà de six mois, il se refait.
  • « Le diagnostiqueur est-il certifié, et intervient-il habituellement en Guyane ? » Demandez le certificat et l’attestation d’assurance. Le terrain guyanais n’est pas celui d’un diagnostiqueur venu ponctuellement : l’expérience locale se vérifie.
  • « La protection du neuf traite-t-elle le sol et les bois ? » La réponse doit décrire deux dispositions : une barrière entre le sol et le bâtiment, et le choix ou le traitement des bois de charpente. Une réponse qui n’évoque que la barrière est incomplète.
  • « Qui déclare en mairie en cas de présence constatée, et quand ? » La déclaration est une obligation. Faites nommer le responsable et l’échéance, et gardez la copie.

En climat équatorial, une protection négligée ne vieillit pas — elle disparaît. Chaleur et humidité permanentes accélèrent tout : l’infestation comme la dégradation des traitements. Ce qui tient dix ans ailleurs demande ici un contrôle régulier, noté au carnet d’entretien, pas une pose oubliée le lendemain.

Points de vigilance

  • Ne vous fiez pas à une référence d'arrêté trouvée sur un forum ou une source non officielle : demandez-la à la préfecture ou à la DGTM.
  • Le climat amazonien accélère les infestations ; une protection négligée se dégrade vite.
  • Un état termites de plus de six mois n'est plus valable pour la vente.
  • La présence de termites doit être déclarée en mairie ; conservez la preuve de cette démarche.

À conserver dans votre dossier

  • La confirmation écrite, par la préfecture ou la DGTM, de l'arrêté applicable à l'adresse.
  • L'état relatif à la présence de termites remis à la vente, daté et signé.
  • Les justificatifs de la protection posée en construction neuve et la notice technique remise à la réception (article R.131-3).
  • La copie de la déclaration en mairie en cas de présence constatée.

Passer à l'action

Cette fiche explique. Pour cocher vos contrôles, les enregistrer et les retrouver, l'outil correspondant les reprend et les range dans votre projet.

Mon territoire : ce qui change chez moi

Je vends un bien en Guyane

Commencez par obtenir la référence de l’arrêté par écrit : elle établit que votre adresse est concernée, donc que l’état termites est dû. Faites ensuite établir l’état pour qu’il ait moins de six mois à la signature.

Passer les cinq contrôles →

J’achète un bien existant

Demandez l’état termites et sa date, et vérifiez qu’il vise bien la commune. S’il signale des indices, faites chiffrer le traitement avant l’offre : le climat ne laisse pas le temps d’attendre.

Diagnostiquer avant de traiter →

Je fais construire du neuf

Faites écrire la barrière au sol et la protection des bois, puis fixez le moment du contrôle de continuité avant le coulage. La notice technique se remet à la réception, au modèle applicable à l’outre-mer.

Protéger une construction neuve →

Je n’obtiens pas de réponse de l’administration

Renouvelez la demande par écrit, en gardant la trace de l’envoi. Une demande écrite restée sans réponse se conserve aussi : elle montre que vous avez cherché à savoir, ce qui n’est pas rien en cas de litige ultérieur.

Le régime outre-mer en entier →

Les contrôles à emporter dans votre projet

Ajoutez ces contrôles pour appliquer les règles territoriales à l’adresse réelle du projet.

  1. Identifier le territoire, l’adresse et les zonages qui conditionnent le projet.Preuve attendue : résultat daté des cartes, arrêtés ou prescriptions correspondant à la parcelle
  2. Vérifier le texte, la version et le champ d’application retenus pour le projet.Preuve attendue : référence officielle datée et note expliquant son application au bâtiment
  3. Transmettre aux concepteurs les données locales d’exposition et de risque.Preuve attendue : cahier des charges, étude ou plans mentionnant climat, vent, séisme, eau ou agents concernés
  4. Faire justifier les dispositions de conception et d’exécution adaptées.Preuve attendue : plans, calculs, détails et validation du professionnel responsable
  5. Conserver les contrôles et documents démontrant la solution réellement exécutée.Preuve attendue : comptes rendus, photos avant recouvrement, essais et dossier final du projet

Ces contrôles restent sur cet appareil. Enregistrés, ils rejoignent votre projet et vous les retrouverez cochables, avec la preuve attendue en regard.

Sources et limites de la fiche

Sources consultées le 02/08/2026 ; mise au gabarit du 19/08/2026.

Références de rattachement. Code de la construction et de l’habitation : articles L.126-4 (déclaration en mairie), L.126-24 et L.271-4 (état termites annexé à la vente), D.271-5 (validité de moins de six mois), R.131-1 à R.131-3 (protection des constructions neuves) et L.131-3 (arrêté préfectoral délimitant les zones). Décret n° 2006-591 du 23 mai 2006 et arrêté du 27 juin 2006.

Limite assumée. La référence exacte de l’arrêté préfectoral de Guyane — numéro et date — n’a pas pu être établie sur source primaire. Cette fiche ne l’invente pas : elle vous dit à qui la demander et sous quelle forme la conserver. Elle décrit le régime applicable, elle ne prescrit ni produit ni procédé de traitement.

Information pédagogique. Cette fiche ne remplace ni les textes applicables au projet, ni une étude, ni l’instruction de l’autorité compétente, ni le conseil d’un professionnel responsable.

Statut de cette fiche. Contenu informatif et non opposable. Les mentions « vérifié le… » signalent que l’affirmation a été confrontée à la source citée à cette date — elles ne valent pas visa d’un professionnel. Pour une décision engageante, faites confirmer par le professionnel responsable ou le service compétent.
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