Rénovation · Extension

Rénover : par où commencer

Cadrer ma rénovation

On travaille sur de l’existant : lever les inconnues avant de faire chiffrer.
1Situer mon projetRafraîchir, rénover en profondeur ou agrandir : trois parcours différents.
Plus de 150 m² après travaux : le recours à un architecte devient obligatoire — le calcul porte sur l’ensemble du bâtiment, pas sur l’extension seule.CU art. R*431-2, en vigueur depuis le 23/06/2019
Les trois situations, et ce qu’elles impliquent
1Rafraîchir

Peintures, sols, cuisine, salle de bains, remplacement d’équipements à l’identique. On ne touche ni aux murs porteurs, ni à l’aspect extérieur, ni aux surfaces.

Le plus souvent sans autorisation — mais vérifiez.
2Rénover en profondeur

Ouverture de murs, reprise de la charpente ou de la toiture, isolation, changement des menuiseries, réfection complète de l’électricité ou de la plomberie.

Autorisation dès que l’aspect extérieur change · études parfois obligatoires.
3Agrandir ou surélever

Extension, véranda, combles aménagés, surélévation, garage transformé en pièce de vie. On crée de la surface ou on change la destination d’un local.

Autorisation obligatoire · architecte selon la surface totale.
2Vérifier mes autorisationsAspect extérieur, surface créée, copropriété : trois déclencheurs à contrôler.

Modifier l’aspect extérieur — nouvelle fenêtre, teinte de façade, panneaux solaires — suppose en principe une déclaration préalable, même sans créer de surface. Créer de la surface fait basculer vers la déclaration puis le permis au-delà de certains seuils. Plutôt que de deviner, lancez le diagnostic : il répond pour votre projet et votre commune.

Si vous êtes en copropriété

Tout ce qui touche aux parties communes ou à l’aspect extérieur — fenêtres, volets, climatisation en façade, ouverture d’un mur porteur, modification d’un balcon — suppose l’accord de l’assemblée générale, en plus de l’éventuelle autorisation d’urbanisme. Consultez le règlement de copropriété avant de faire établir des devis : c’est lui qui dit ce qui est privatif et ce qui ne l’est pas.

Classez récépissés et autorisations

Déclaration préalable, permis, accord d’assemblée générale : la pièce se range quand elle arrive.

3Diagnostiquer l’existantUn devis établi sans avoir levé les inconnues est une hypothèse, pas un prix.
Conseil de terrain

Prévoyez une réserve pour imprévus, et ne la touchez pas. En rénovation, ce qu’on découvre en ouvrant coûte presque toujours quelque chose : une poutre attaquée, un réseau hors d’âge, un plancher qui ne tient pas la charge prévue. Un budget sans marge se termine en travaux arrêtés faute d’argent.

Classez vos rapports de diagnostic

Amiante, plomb, structure, humidité, DPE : chaque rapport se range à son arrivée.

Monter mon équipe et mes contrats

Qui conçoit, qui chiffre, qui assure — avant le premier coup de masse.
4Choisir qui intervientMaître d’œuvre, ingénieur structure, diagnostiqueur, entreprises.
L’architecte ou le maître d’œuvre

Conçoit, chiffre, consulte les entreprises et suit le chantier. Obligatoire au-delà de 150 m² de surface totale ; utile bien avant, dès que plusieurs corps d’état doivent être coordonnés.

L’ingénieur structure

Indispensable dès qu’on touche à un mur porteur, à un plancher ou à la charpente. C’est lui qui dimensionne les reprises de charge.

Les entreprises

Vérifiez leur assurance décennale avant l’ouverture du chantier, et que l’attestation couvre l’activité exercée chez vous.

Conseil de terrain

Faites établir un cahier des prescriptions et un DPGF avant de consulter les artisans. C’est le travail d’un maître d’œuvre — architecte ou bureau d’études. Le cahier des prescriptions décrit précisément ce qui doit être fait, avec quels matériaux et quelles performances. Le DPGF — la décomposition du prix global et forfaitaire — découpe le chantier en postes chiffrables, avec les quantités. Les artisans répondent alors tous sur la même liste, ligne par ligne, et vous comparez enfin des prix comparables. Sans ces deux documents, vous comparez trois devis qui ne décrivent pas le même chantier : le moins cher est presque toujours celui qui en a oublié la moitié, et l’écart réapparaît en travaux supplémentaires.

Classez prescriptions, DPGF et devis

Le cahier des prescriptions, la décomposition du prix, puis chaque devis reçu.

5Vérifier les assurancesLa dommages-ouvrage concerne aussi la rénovation qui touche à la structure.

Des travaux qui touchent à la structure relèvent des garanties de construction — décennale des entreprises, et assurance dommages-ouvrage à souscrire avant l’ouverture du chantier. Beaucoup l’ignorent en rénovation, en croyant que cela ne concerne que le neuf. La fiche dommages-ouvrage · vérifier une attestation · demander mes devis d’assurance.

Conduire mes travaux

Le parcours de tout projet, avec l’existant en plus — et le dossier qui se construit.
6Suivre les étapes dans l’ordre, et exporter mon dossierChaque étape a sa page-outil ; le ZIP rassemble ce que vous avez rangé ici.

Exportez un vrai dossier de cette étape

Le ZIP contient les documents ajoutés et une sauvegarde restaurable des informations et contrôles.

La sauvegarde vous rend vos saisies et toutes vos pièces sous leur nom d’origine, pour ne rien perdre ou changer d’appareil. Le dossier à remettre range les mêmes pièces dans l’ordre attendu et y joint un bordereau, pour le donner à la banque, à la mairie ou au notaire.

Information pédagogique. Cette page ne remplace ni le règlement d’urbanisme de votre commune, ni le règlement de votre copropriété, ni l’instruction de votre mairie, ni le conseil d’un professionnel. Les seuils et obligations dépendent de la localisation exacte du projet et de son ampleur.

Mon projet